Pour qui sonne le même
suivi de Accrocs
Dans la veine
de La Dérive
émotionnelle, voici l’un de ces audacieux
essais de prospective qui tentent de donner un nom à
des réalités déjà vécues et familières, mais dont les
esprits n’ont pas encore pris la mesure.
Le
progrès, nous dit Jean Romain, est mort, et avec lui
toute la culture qui s’en réclamait. Nous
feignons de l’ignorer, nous imaginons des
simulations de progrès, où seul le même
s’oppose au même, l’identique à
l’identique. Plus qu’un thème
scientifique, le clonage est le symbole de cette
culture stérile et autoréférentielle.
C’est que l’homme d’après la fin du
progrès se croit encore un moderne. Il ne sait pas
que la fin du monde est derrière lui!
Ce thème, Jean Romain l’a illustré en de
nombreuses chroniques de presse, à la fois concrètes
et empreintes de recul philosophique. La sélection
qui en est faite dans cet ouvrage (Accrocs, notes sur un temps
trop lisse)
est suivie d’un essai dense et concis qui en
fournit la base théorique. Tout en poursuivant, là où
Philippe Muray l’a laissée, l’exploration
de l’humanité posthistorique...
