Massimo Introvigne

Les Illuminés et le Prieuré de Sion, ou La vérité sur les deux sociétés secrètes du Da Vinci Code et de Anges et Démons


Spécialiste reconnu de l’univers des sociétés initiatiques, Massimo Introvigne reconstitue ici pour la première fois l’histoire véritable et factuelle du Prieuré de Sion et des Illuminati. Révélant, derrière les épouvantails dressés par le romancier, une discordance grotesque entre les prétentions et la réalité de ces milieux de « comploteurs ».

Le Da Vinci Code de Dan Brown s’est vendu à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde. Anges et démons, le précédent roman du même auteur, a profité lui aussi de cette immense vague de succès. Si la plupart des lecteurs n’y voient que des thrillers divertissants, l’auteur lui-même soutient que le fond en est authentique.

C’est cette prétention à la vérité historique qui motive l'étude de Massimo Introvigne.
Dans ces deux romans, Dan Brown met en scène le Prieuré de Sion et les Illuminati, deux sociétés initiatiques qui contrôleraient des secrets prodigieux. Le Prieuré de Sion, en particulier, détiendrait la preuve que Jésus aurait épousé Marie-Madeleine et en aurait eu des enfants. Mieux encore : les descendants physiques de Jésus-Christ seraient encore vivants et sur le point de se manifester au monde !

Mais cette mise au point historique aboutit aussi à une interrogation d’ordre sociologique. Comment expliquer cette « volonté de croire » à des constructions malhabiles chez des lecteurs qui se disent sceptiques à l’égard des croyances établies ? Comment comprendre que tant d’esprits modernes puissent se prêter à cette simplification outrageuse de l’histoire par des mythes séduisants, mais tout à fait faux ?


Essai
Religion-Esotérisme
ISBN 2-88892-006-9
15x21 cm., 208 p., 15 €
Collection Le chaînon manquant
Traduit de l'italien par Antoine Ofenbauer


Derrière la bouffonnerie du Grand Complot — impliquant, au choix, les Templiers, les Francs-Maçons, et pourquoi pas les Extraterrestres —, on voit se dessiner ainsi une opération de guerre psychologique plus « modeste », plus concrète, mais très réelle…