Paul-Marie Coûteaux
De Gaulle, espérer contre tout
Lettre ouverte à Régis Debray

L’ambiguité des régulières célébrations du Général de Gaulle, (cette année est le 70è anniversaire du 18 Juin, le 40ème de sa mort et le 120ème de sa naissance), et à travers lui d’une France libre, par une génération politique qui le bafoue unanimement, tourne désormais à l’imposture.
Préfaçant, en avril dernier, la réédition des « Grands Discours de Guerre », Régis Debray fait pire encore dans la révérence asssassine en faisant du Général statufié le grand récapitulateur de l’Histoire de France, celui qui lui aura permis de quitter la scène historique sur un beau geste, le 18 juin, fabrication a posteriori, selon Debray, en forme de baisser de rideau.
Paul-Marie Coûteaux, son ami de longue date, lui adresse dans l’urgence une longue lettre de rupture, dénonçant la capitulation intellectuelle cachée derrière la révérence – une capitulation emblématique du déclinisme confortable où se laisse bercer la Rive Gauche, et l’intelligence française, sur fond de pessimisme paresseux. Il n’y a là, démontre-il en 90 pages serrées et quelquesfois violentes, qu’une pure ignorance de la réalité mais aussi de la vérité du peuple français, de ses drames mais aussi de ses ressorts profonds, qui bafoue à la fois la Charité, l’Espérance et la Foi, trois vertus théologales que les drames où glissent l’Europe en général et la France en particulier vont au contraire rendre, pour la poignée des nouveaux résistants, plus brûlantes que jamais.

La France est-elle vraiment morte?
 

Libelle | Politique | ISBN 978-2-88892-108-0 | 13x20 cm., 96 p., CHF 18 | EUR 10