Eric Werner
Le début de la fin
Causeries au temps de la pensée unique

Le déclin de la démocratie se manifeste notamment, et en premier lieu, par le recul de la liberté d’expression. De plus en plus de vérités et d’opinions sont exprimées, observe Eric Werner, dans la sphère privée et souvent confidentielle.
A la suite des procédés d’avant-garde d’un Alexandre Zinoviev, Eric Werner a donc conçu des «microdialogues» exprimant la nature du régime sous lequel nous vivons. C’était tout le propos de son livre “Ne vous approchez pas des fenêtres”.
«Le début de la fin» est la suite de ce projet. Le lecteur retrouve ici la plupart des personnages qui apparaissaient déjà dans le premier volume: l’Ethnologue, bien sûr, mais aussi l’Avocate, l’Auteur, le Cuisinier, l’Etudiante, l’Auditrice, le Collégien, etc. En fond de tableau, la crise de la gouvernance néolibérale, telle qu’elle se décline aujourd’hui au triple plan économique, écologique, et bien sûr aussi politique.
Sous cette forme élégante et insidieuse, Eric Werner nous livre une réflexion profonde et inquiétante de lucidité sur le monde tel qu’il est en 2012.
«Dans mon introduction au volume précédent, je disais que mes personnages étaient des dissidents. Il faudrait ici rappeler l’étymologie du mot. Le dissident, littéralement, est celui qui ne « s’assoit » pas au même endroit que les autres. Par extension, il est différent, contraire, éloigné. Eloigné, donc, à distance, mais de quoi ?»

A mots couverts, un portrait féroce de la démocratie en déclin
 

Essai | Philosophie | ISBN 978-2-88892-157-8 | 13x20 cm., 112 p., CHF 20 | EUR 13