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Qui sommes-nous?

Les éditions Xenia ont publié leur premier titre en avril 2006. Elles sont basées à Vevey, en Suisse, et entendent faire fructifier cette position culturelle et géographique pour œuvrer au resserrement des liens intereuropéens.

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Les éditions Xenia sont diffusées en France par CED / Les Belles Lettres et en Suisse par l'OLF.
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On peut également obtenir nos livres sur notre site en cliquant sur les chariots (Europe: bleu; Suisse: rouge).
 
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Xenia chez ses diffuseurs


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Le Tibet comme on ne vous l'avait jamais expliqué

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«Arnaud Dotézac dit tout haut ce que beaucoup murmurent, de peur d'écorner le mythe tibétain.»
(Anik Schuin, Radio Suisse Romande, 28.9.2008)

L'événement: Unabomber

L'événement!

ub-book logo

Eric Werner s'explique

Eric Werner sur Youtube

L'évasion de C. B. : la politique suisse perd sa virginité !

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Le 15 avril 2008, les éditions Xenia publient L’évasion de C. B., un récit consacré à l’éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral suisse, survenue le 12 décembre 2007.
Se fondant sur des témoignages directs et sur une connaissance exceptionnelle du milieu, l'auteur de ce livre a choisi l'arme de la satire pour exposer une thèse paradoxale et choquante..
Ecrit par un “insider”, ce traité de conspiration est aussi un conte hilarant, où l'élite politique suisse se voit traitée avec un irrespect encore jamais vu — et amplement mérité.

Services de presse disponibles. Embargo jusqu’au 15 avril 2008.



Parution: Jean Cau: "Le Candidat"

A la poursuite de l’habit vert
JEAN CAU
Dans un ouvrage posthume, l’écrivain fait le récit cocasse de ses démarches pour entrer à l’Académie française. Irrésistible.



« EN CETTE année 1989 où la France célébra le bicentenaire de la Révolution et chargea un bouffon d’adapter en farce la tragédie la plus bavarde et la plus sanglante de notre histoire, j’y allai moi-même de ma bouffonnerie : je me présentai à l'académie française », écrit Jean Cau au début d’un petit livre intitulé Le Candidat où l’irrévérencieux journaliste qui nous a quittés en 1993 nous revient avec toute sa gouaille et son talent.
Inédit et préfacé avec brio par Alain Delon, l’ouvrage est le récit cocasse, et parfois cruel, de la démarche plus ou moins forcée que ce vieux loup des lettres fit auprès des respectables Immortels pour les convaincre de s’asseoir sagement parmi eux, tout de vert vêtu.
Poussé de l’intérieur de l’illustre citadelle par son ami jean Dutourd, encouragé par d’autres, Jean Cau tenta sa chance durant l’automne 1989, sans y croire vraiment et en ne le désirant qu’à contrecœur. Il raconte les menues corvées auxquelles il dut s’astreindre : écrire aux trente sept membres de la sainte coupole, rencontrer ceux qu’on n’a pas lus, et ceux dont on découvre
jusqu’à l’existence, bref montrer patte blanche. Ironie de l’histoire, Jean Cau, s’il avait été élu, eût dû prendre la place laissée vacante par Edgar Faure. « Prononcer l’éloge d'Edgar Faure, en habit vert et palmé d’or! Moi! Élu, en effet j’eusse succédé à ce Fregoli cuit et recuit, mariné et faisandé, décomposé et recomposé dans toutes les sauces de trois républiques… »
Au passage, Jean Cau fait ce qu’il sait faire de mieux : des portraits. On croise de grands disparus que le vieux loup a croqués, Henri Troyat, Jacques Soustelle, André Frossard, de moins grands comme Poirot-Delpech, que Jean Cau fait tourner en bourrique en l’appelant Poirot. Il ne sera pas
élu, évidemment, mais il s’en est fallu de peu. Pas de regrets, au contraire. « Costume, épée, discours, salamalecs, dictionnaires, séances, cérémonies, l’enfer du sérieux », écrit ce passionné de corrida qui conclut par cette formule qui lui ressemble tant : « je freinai à temps. Matadors et académiciens n’usent pas de la même épée. » Académie ou pas, un écrivain ne meurt que si on n’en parle plus. Jean Cau est toujours là, le style plus vert que jamais.

Paul-François PAOLI


LE FIGARO jeudi 6 décembre 2007

Parution: Caligula au Pentagone

Six mois à peine après la sortie de l'édition originale américaine, les éditions Xenia ont le plaisir d'annoncer la parution française de Caligula au Pentagone, d'Andrew Cockburn.



Plus qu’une biographie politique «pénétrante et accrocheuse», comme l'a qualifié la New York Times Book Review, cet ouvrage est un aperçu concret et profond du système de pouvoir américain tel qu’il fonctionne au jour le jour. Ce miroir ironique de la «soviétologie» de jadis contribue à expliquer le comportement chaotique et préoccupant de la première puissance mondiale. Il intéressera tout particulièrement le public français à l'heure où la politique extérieure de la France amorce une modification radicale de son système d'alliances.

Services de presse à disposition.

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A noter : pour la première fois, le lancement d'un titre Xenia est accompagné d'une bande-annonce vidéo.

Parution: Une grande enquête sur l'immigration clandestine

Programme d'automne 2007

Le catalogue des parutions Xenia pour la fin d'année 2007 est disponible au format PDF imprimable (haute résolution, env. 2,5 Mo).



Attention: les dates de commercialisation peuvent varier entre la France et la Suisse.

Xenia au Salon du Livre de Genève 2007

XENIA AU SALON DU LIVRE DE GENEVE (PALEXPO, 2-6 mai 2007)
STAND CÉLINE 6 ("Chouette Espace”)

Depuis leur lancement au printemps 2006, les éditions Xenia ont publié 16 titres dans des domaines variés.
Elles sont désormais diffusées par l’OLF en Suisse et CED/Les Belles Lettres en France.
A l’occasion du Salon du Livre de Genève, Xenia publie trois nouveautés d’auteurs suisses.
• Une fantaisie littéraire : Guillaume Tell acclimaté à la culture nord-africaine.
• Un blog et une réflexion sur les blogs, appliquée à l’éducation “en ligne” des enfants (et des parents).
• Un poignant survol des dangers du métier de journaliste dans un monde toujours plus violent.
Au Salon du Livre, les éditions Xenia et leurs auteurs vous accueilleront à leur stand rue Céline 6 pour présenter les nouveautés et marquer ce premier anniversaire.

JEUDI 3 MAI
17.00 Rencontre avec la presse autour de Massacres sans témoins de Blaise Lempen, et bilan de la première année de Xenia par Slobodan Despot

VENDREDI 4 MAI - dédicaces
14.00 - 17.00 Eric Werner pour La Maison de Servitude
17.00 - 22.00
Blaise Lempen pour Massacres sans témoins

SAMEDI 5 MAI - dédicaces et événements
10.00 - 12.00 Jean Romain pour Pour qui sonne le même
14.00 - 18.00
Sylvie Oberson pour Mamans en ligne
14.00 - 18.00
Rafik Ben Salah pour La véritable histoire de Gayoum ben Tell
17.00 LECTURE:
Rafik ben Salah et Rédouane Haribe (à l'oud) pour La véritable histoire de Gayoum ben Tell au Chouette Espace
18.00
APERITIF DU PREMIER ANNIVERSAIRE DE XENIA

DIMANCHE 6 MAI - dédicaces
15.00 - 18.00 Sylvie Oberson pour Mamans en ligne
14.00 - 18.00
Rafik Ben Salah pour La véritable histoire de Gayoum ben Tell

Bruno de Cessole à propos de Renaud Camus

PARTI PRIS

L’appartenance est-elle une tare ?


Ainsi que l’a prouvé une récente proposition d’un candidat à la présidentielle, le mot “identité” fait pousser les hauts cris à une certaine frange de la population. Comme s’il s’agissait d’une offense ! Pareillement, une autre candidate a jeté la consternation dans son propre camp en faisant chanter l’hymne national à la fin de ses réunions électorales et, qui plus est, en exprimant le désir que chaque foyer détienne et arbore, en certaines occasions solennelles, le drapeau tricolore. Partout ailleurs, ces projets ou ces vœux ne feraient pas ciller tant ils paraîtraient normaux, voire évidents. Exprimer la fierté d’appartenir à un pays qui a joué un rôle majeur dans l’Histoire, prétendre protéger l’identité nationale, témoigner son attachement à l’hymne et au drapeau de sa nation, voilà qui serait inconvenant et même scandaleux au regard de certains, tout du moins quand il s’agit de la France… À qui incombe la responsabilité de cet opprobre ? À l’influence des partis et mouvements d’extrême gauche dans notre histoire, tous peu ou prou sympathisants de l’idéal internationaliste, sans doute. Mais aussi à l’idéologie antiraciste et à l’extension infinie de son champ d’action, assure l’écrivain Renaud Camus dans un pamphlet qu’aucun éditeur français n’a eu, semble-t-il, l’audace de publier, à rebours d’un petit éditeur suisse. Reprenant à son compte la formule par laquelle Alain Finkielkraut avait défini cet antiracisme dogmatique et intolérant, « le communisme du XXIe siècle », Renaud Camus met en lumière l’extension perverse d’une idéologie, dont il ne conteste pas le bien-fondé initial, à d’autres cibles : les peuples, les civilisations, les cultures, bref, les origines en général, frappés d’interdit ou, à tout le moins, justiciables d’un soupçon infamant. Sous la “houlette inversée d’Hitler”, dont la carrière posthume se poursuit avec un succès éblouissant dans les pays qu’il soumit autrefois à sa botte, a surgi un monde imaginaire et inquisitorial postulant la dénégation impudente du réel. Sous peine d’encourir l’accusation suprême de racisme, les pays de la Vieille Europe ont, à des degrés divers, renoncé à défendre l’accès de leur sol et de leur généreux système de protection aux immigrés des pays sous-développés, ils se sont résignés à dissoudre leur identité, à abdiquer leur “vouloir-vivre”, à renier leur histoire et leur mémoire collective. Le malheur a voulu que l’impérialisme de l’antiracisme abusif coïncide avec l’effondrement du système éducatif, et la déculturation croissante de la population, qui auraient pu endiguer le phénomène. De sorte, selon Camus, que l’Europe en général et la France en particulier s’acheminent vers une sorte de “libanisation” irrémédiable de la société. Contre cette disparition programmée, l’auteur ne voit guère de thérapie salvatrice. Deux remèdes, expose-t-il, seraient pires que le mal, une politique nataliste, car celle-ci profiterait avant tout à l’immigration ; et le vote Le Pen, car l’idéologie antiraciste prospère et embellit sur le terreau des idées et des propositions du Front national. Le drame, précisément, serait d’avoir abandonné la critique de l’antiracisme dogmatique à un politique infréquentable qui fait tout, du reste – et c’est une honnêteté qu’il faut lui reconnaître –, pour décourager ceux qui, par désespoir, seraient tentés de voter pour lui… Le Communisme du XXIe siècle, de Renaud Camus, éditions Xenia, 104 pages, 11 EUR.
Bruno de Cessole
Valeurs Actuelles n° 3670 paru le 30 Mars 2007

Xenia au Salon du Livre de Paris (23-27 mars 2007)

Les éditions Xenia seront présentes pour la première fois au Salon du Livre de Paris, du 22 au 27 mars :
Stand C 148 / D 149 (éditeurs suisses)

L'Inhumaniste fait parler de lui

Sur parutions.com, on nous signale un très bel article en ligne de Frédéric Saenen sur Jean-Claude Albert-Weil:
"D’emblée, on est happé par la voix qui anime ces pages : on la devine frémissante, au bord de l’éruption… Souvenirs d’enfance, voisinages littéraires, musicaux et philosophiques, références à Freud et à Sartre, explications sur des processus élaborés de création langagière, considérations sur l’orgasme, le malthusianisme ou la physique quantique… Le tout constitue, en définitive, une excellente mise en appétit pour le profane, qui sent monter l’envie de s’attaquer au plat de résistance."

Khomiakov sur orthodoxie.com

Sur le site de référence orthodoxie.com, Jean-Claude Larchet a mis en ligne un utile compte rendu de L'Eglise latine et le Protestantisme...

"Le Communisme du XXIe siècle" en librairie

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Le très attendu nouveau livre de Renaud Camus, Le Communisme du XXIe siècle, paraît aujourd'hui dans les librairies de France.

Dr Deslarzes : “un livre coup de poing”

Une conférence sur la question religieuse dans les Balkans

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Simone Chevallier saluée dans « La Nef »

La Nef, N° 178, janvier 2007


CELLE QUI AIMA JÉSUS
de Simone Chevallier
Xenia, 2006. 258 pages, 17 €.

Les jeunes éditions Xenia, dirigées depuis la Suisse par Slobodan Despot, ancien de L'Âge d’Homme, poursuivent leur surprenante et vaste entreprise de bon goût. C’est aujourd’hui la très injustement méconnue Simone Chevallier qui prend place dans leur catalogue. Égérie d’un certain Lucien Rebatet, qui la mit dans Les deux étendards, sanguine tempête des années cinquante depuis longtemps partie vers d’autres rives, la jeune poétesse s’était offert ce luxe dont rêve tout esprit chrétien un peu enthousiaste, mettre en scène dans un roman respectueux la vie du Christ. C’est par le biais de la Magdeleine, de la pécheresse pardonnée, à qui la narratrice sensuelle nécessairement s’identifie, qu’elle est parvenue à réaliser ce tour de force. Publié à l’origine à compte d’auteur, ce rapide roman avait déjà connu à son époque un étonnant succès. On ose espérer qu’il en sera de même pour la nôtre dont le sentiment en apparence blasé par des coquineries comme Da Vinci code trouverait là l’occasion de se racheter, s’il savait écouter les grésillements du feu poétique qui couve dans ces lignes. Oh, bien sûr, l’exégèse trouverait à y redire ct le Jésus parfois un peu sirupeux et ectoplasmique qu’elle nous sert agacera sans doute. Néanmoins, la hauteur du propos recherche, l’aventure du style, la douce violence de la mystique qui s’expriment ici sont assez rares pour qu’on vienne y puiser la joie de la Parole qui ne passera pas. C’est, n’en doutons pas. Elle qui inspire le poète dans son humilité, Elle qui le relève quand il s’abandonne. Lisez Simone, c’est de baroque mélancolie.
J. G.

Version pdf :
http://www.editions-xenia.com/pdf/026_LaNef0701.pdf

Chlomovitch dans "B. I."

B. I. n° 117, janvier 2007


Le mystère Chlomovitch
par Momo Kapor
Éditions Xenia (Suisse)


Extraordinaire histoire que celle d’Erich Chlomovitch! L’obscur fils d’un tailleur yougoslave, dont on ignore même la date exacte de la naissance, devient, dans l’entre deux guerres, l’ami du plus célèbre marchand d’art de l’époque, Ambroise Vollard. En l’espace de quelques années, à peine sorti de l’adolescence, il se constitue à coups de prévisions de génie, la plus formidable collection de peintures modernes du siècle. Fréquentant les pionniers littéraires et artistiques du Paris de l’époque, il se fait dédicacer les œuvres d’auteurs dont il connaît le talent et pressent l’avenir. Il réunit tableaux et dessins de Renoir, Degas, Vlaminck, Derain, Matisse, Bonnard, Gauguin, Rouault et de bien d’autres, dans un ensemble de près de 500 pièces à peu près unique au monde.
Dévoré par une passion de missionnaire, il veut faire don de ce trésor à son pays. Une première tentative échoue. En 1939, commettant une bourde historique, le prince régent Paul Karadjordjevic refuse d’ouvrir son musée de Belgrade à un juif inconnu. Nullement découragé, Chlomovitch transporte ses précieuses malles à Zagreb et y organise, en 1940, une exposition qui stupéfie et éblouit le public, révélant des œuvres majeures dont les plus éminents critiques ne soupçonnaient même pas l’existence.
Hélas, la guerre éclate. Chlomovitch, qui ne vit que pour la conservation de son trésor, se réfugie dans un trou perdu de la province profonde, et mure secrètement les caisses en tôle dont personne ne connaît le contenu dans le fond d’une vieille ferme. Démasqué comme juif par une unité nazie de passage dans le hameau, il est
emmené et disparaît avec le secret de sa cachette, sans qu’on sache ni où, ni quand, ni comment il est mort. Alors commence une fabuleuse saga d’enquêtes et de recherches. Le livre de Momo Kapor, lui-même peintre et écrivain de renom, est une mosaïque de témoignages s’étendant sur vingt ans. Il en ressort un personnage solitaire, énigmatique, sans attaches, doué d’un flair exceptionnel et fanatique de la beauté, qui meurt aussi mystérieusement qu’il a vécu. Mais surtout, on y parcourt les péripéties d’une étonnante chasse au trésor. Un trajet aux méandres sinueux, allant de surprises en découvertes et de questions irrésolues à de nouvelles énigmes, mêlant informateurs douteux, ayants droit, héritiers et détenteurs illégaux, un trajet qui se lit comme un roman policier. Et qui n’est pas achevé. Une partie de ces richesses, retrouvée après de nombreuses aventures, s’entasse dans les sous-sols du musée de Belgrade
; une autre est enfermée dans les coffres forts d’une banque parisienne; une autre enfin manque dans le répertoire qui avait été dressé à Zagreb.
Le tout est l’objet de multiples procès qui sont encore en cours.
Une histoire qui tient en haleine et qui ferait un excellent scénario de film.

Louis MAGNIN.

Chlomovitch dans les "Dernières nouvelles d'Alsace"

Dernières Nouvelles d’Alsace • N° 1 • Mardi 2 janvier 2007 page 4



ENQUÊTE SUR UNE COLLECTION
Il a réuni en peu d’années une collection d’art moderne exceptionnelle. Avant de disparaître dans la tourmente de la guerre. L’écrivain serbe Momo Kapor ressuscite l’étrange Erich Chlomovitch. Une enquête qui tient du conte cruel.
« Chlomovitch a déboulé à Paris comme une météorite et est parvenu, en cinq ans seulement, à établir des liens intimes avec certains des plus grands peintres et poètes français, accumulant une collection de gravures, d’éditions de tête, de dessins, d’aquarelles et de toiles devant laquelle le plus gâté des amateurs d’art ôterait son chapeau… Ainsi l’historien d’art Bernard Dorival résumait-il, en 1981, la fascinante trajectoire d’Erich Chlomovitch.
Rien ne prédisposait ce fils d’un tailleur juif de Belgrade à un tel destin. Mythe ou réalité, à 13 ans, il écrit à Ambroise Vollard une lettre pour lui faire part de son admiration, après avoir dévoré une monographie de Renoir éditée par le grand marchand d’art. Et le découvreur de Cézanne, Picasso et Matisse, touché par la juvénile missive, de le convier à venir lui rendre visite une fois atteint l’âge adulte.
Ce que fit Chlomovitch. En 1935, à 20 ans, il se rend à Paris et sonne à la porte de Vollard qui. charmé, l'embauche le soir même. « Durant près de cinq ans, jusqu’à la mort de son protecteur, Chlomovitch travaille à ses côtés.
Et accumule les œuvres d’art signées Cézanne, Renoir, Picasso, Matisse, Derain, Rouault…
Comment, même introduit au cœur du système marchand du monde de l’art, parvient-il à se constituer une collection de plusieurs centaines d’œuvres des grands maîtres de son temps
? Momo Kapor, qui cumule ici les casquettes d’enquêteur, romancier et historien d’art, ne livre pas de réponse. Il constate simplement combien Chlomovitch était suffisamment proche des artistes pour se faire photographier en compagnie de Matisse. Chagall, Le Corbusier, Bonnard, Maillol, Léger…
Au-delà du mystère qui nimbe son personnage, Kapor donne chair à un homme dont la vie n’a jamais été déterminée que par un seul but: offrir à Belgrade une collection d’art moderne de stature internationale.

Chlomovitch sera rattrapé par la guerre
Sa ville natale bouda la proposition, et ce fut Zagreb qui en 1940 exposa de 400 œuvres lui appartenant.
Mais Chlomovitch sera rattrapé par la guerre. Réfugié dans.un village serbe, il tombe dans les mains des Allemands et disparaît dans les camps. Une partie de sa collection, cachée dans un mur à double fond, est remise en 1949 au musée national de Belgrade - 163 tableaux et 158 gravures. L’autre, restée à Paris, somnole dans le coffre d’une banque. Celui-ci est forcé en 1948, la location étant échue depuis 1943. Les employés y découvrent 190 tableaux, dessins et gravures. Des
-croÛtes- qu’ils jugent sans importance. Le coffre est refermé, oublié, puis rouvert en 1980. On réalise alors quelle caverne d’Ali Baba vient d’être exhumée, riche de petits bijoux comme Le Portrait de Zola jeune par Cézanne, Le Guitariste debout de Matisse ou Les Baigneuses de Picasso. Estimation de l’ensemble: huit millions de francs.
Une bataille juridique s’en· suivra, opposant Belgrade aux héritiers de Chlomovitch. Unique lacune d’un livre par ailleurs très documenté: ne pas préciser la situation actuelle de l’ensemble de la collection et l’ampleur de la dispersion d’un fonds qui aurait gagné à rester uni.

Serge Hartmann


« Le Mystère Chlomovitch », de Momo Kapor, chez Xenia Éditions, 160 pages,16 €,


Version pdf :
http://www.editions-xenia.com/pdf/005%40DNA070102e.pdf

Lettre aux amis, Noël 2006


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Chers amis,

Sans le soutien chaleureux de tout un réseau d’amis du livre, les éditions Xenia n’auraient jamais pu voir le jour et subsister. En huit mois d’existence, nous avons pu éditer neuf (bientôt dix) livres et nous faire un certain nom dans le monde de l’édition française. C’est trop peu de temps pour pouvoir augurer de la suite. Mais nous vous remercions déjà, sincèrement, de nous avoir aidés à en arriver là!
Car aucun projet d'édition tant soit peu exigeant ne peut aujourd'hui survivre en comptant sur la seule diffusion de masse. La fidélité et le soutien des lecteurs «éclairés» sont d'une importance vitale !


Notre bulletin de nouvelles de décembre présente un bilan de cette période de lancement, des échos de presse ainsi que de nombreuses informations utiles.
Pour ceux qui ne l’ont pas reçu par poste, il est téléchargeable en libre accès (pdf, 1 Mo) :

Suisse
France et Europe
Edito seul


Nous ne saurions terminer l'année sans vous signaler la parution tant attendue du grand livre d’Alexis S.
Khomiakov, L’Eglise latine et le Protestantisme au point de vue de l’Eglise d’Orient. Cet apport fondamental au dialogue interchrétien est aussi un «joyau théologique de la langue française». Il passionnera tous ceux qui s’interrogent sur les malentendus séculaires — religieux et culturels — entre l’Occident et le monde orthodoxe.


Quoi de plus étrange qu’un livre? C’est l’une de nos devises, et nous entendons l’illustrer. Nous avons surpris le public par des ouvrages inattendus dont certains sont déjà devenus des références (Comment le Djihad est arrivé en Europe), ou des ingrédients incontournables de grands débats publics (Hippocrate enchaîné). Nous voulons continuer sur cette piste et vous invitons à découvrir un aperçu partiel de notre programme de l’an prochain.


Enfin, nous vous rappelons que notre
offre de lancement “Année zéro”, soit “cinq livres Xenia pour 60 euros ou 100 francs suisses” est valable encore quelques jours. Notre catalogue est encore modeste, mais très divers. Cette offre est un excellent moyen de vous en rendre compte — ou de régaler votre entourage. Pour en bénéficier, il vous suffit d’envoyer un e-mail à : ventes@editions-xenia.com


Vous remerciant encore pour votre intérêt, nous vous adressons, chers amis, nos meilleurs voeux pour les fêtes de Noël et l’an qui vient!

Vevey, le 23 décembre 2006.


Slobodan Despot
Directeur
Pour les éditions Xenia

« Hippocrate enchaîné » : radio et dédicaces


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Auteur de Hippocrate enchaîné ou le triomphe du Dr Knock, le livre le plus médiatisé de cette fin d'année en Suisse romande, le Dr Christian Deslarzes a deux rendez-vous importants avec le public cette semaine:

— Mardi 12 décembre, le Dr Deslarzes sera l'invité d'Alain Maillard dans son émission d'entretiens Recto-Verso (Radio Suisse Romande 1, 17 h - 18 h)

— Samedi 16 décembre : séance de dédicace à la librairie Payot Sion (14 rue du Midi), de 14 h à 17 h.


Dès la parution de son livre le 30 novembre dernier, le Dr Deslarzes est devenu le porte-parole de la résistance des médecins et des citoyens à l'arbitraire des caisses maladie. Il est désormais l'un des protagonistes clefs du débat sur le système de santé en Suisse. Défendant des thèses surprenantes pour un libéral de conviction, ses interventions suscitent des échos nourris.



Exode biblique ou invasion irrésistible : deux points de vue saisissants

Les éditions s'apprêtent à publier, début 2007, deux ouvrages traitant de problématiques voisines, mais selon des points de vue radicalement opposés.

L'immigration de masse, avec les confrontations culturelles qu'elle engendre, est la question politique et sociale majeure de l'Europe du XXIe siècle.

Renaud Camus l'aborde sous l'angle idéologique et politique : succédant aux totalitarismes du XXe siècle, l'antiracisme institutionnalisé, selon lui, représente bien plus un outil de domination de l'élite au pouvoir que l'expression d'un sentiment de véritable solidarité envers les immigrés. Son livre se veut un rappel des véritables priorités politiques de la communauté française à la veille d'une élection présidentielle qu'il considère comme l'élection de la dernière chance.

Maria Pace Ottieri, elle, présente un point de vue immédiat et humain. Peu de journalistes sont, comme elle, allés à la rencontre des « boat-people » que les mass media traitent d'ordinaire comme un fait divers statistique. Elle veut comprendre qui sont ces gens, pourquoi ils risquent leur vie, et que représente la « terre promise » occidentale à leurs yeux.
Elle trace aussi un portrait chaleureux et juste de tous ceux — soldats, douaniers, prêtres, assistants — qui encadrent et accueillent ce flux d'humains en détresse.

Qu'ils représentent le point de vue de la culture indigène — Camus — ou celui des nouveaux arrivants — Ottieri — ces deux ouvrages ont pour point commun de nous exhorter, tragiquement, à ouvrir les yeux sur cette réalité capitale.

L'antiracisme officiel « favorise » les immigrés, mais ne se préoccupe guère de comprendre qui ils sont. Les humanitaires sincères compatissent à la détresse du monde, mais ne voient pas qu'une générosité sans limites détruit le terreau même d'une culture de compassion.

Quoiqu'inconciliables, ces deux ouvrages dénoncent d'immenses zones aveugles de la culture contemporaine. Il nous a semblé utile et important, dans l'esprit Xenia, de les soumettre simultanément, avec la même passion éditoriale, à l'attention du public.

Massimo Introvigne : Illuminés, extraterrestres et superstitions modernes…

En septembre 2006, l'auteur de Les Illuminés et le Prieuré de Sion a répondu à quelques questions qui venaient tout naturellement à la lecture de son essai à la fois ironique et érudit sur la complotologie «danbrownesque». Un exemple de «démasquage» caustique et intelligent.




Q. : Dans votre livre, la popularité phénoménale des romans de Dan Brown sert de point de départ à une réflexion sociologique élargie sur l’époque où nous sommes. En tout premier lieu, vous relevez que le talent ou l’originalité de l’auteur entrent pour une très faible part dans la recette du succès. Quels en sont dès lors les ingrédients principaux ?

M. I. : En effet, les romans écrits par Dan Brown avant 2003, qui ne sont pas pires que Da Vinci Code, n’ont connu le succès que lorsqu’ils ont été réimprimés en exploitant le succès de celui-ci.