Bloc-notes
Décembre 2006 : le mot de l'éditeur
03/12/06

Voici quelques années, les e-gourous nous prédisaient la mort du livre en papier. Leurs « start-ups » vouées au « e-book » ont sombré en cascade. Au milieu des gadgets, le livre, étrange, étranger, demeure le plus merveilleux moyen de connaissance dont l’humanité se soit jamais pourvue. Nous faisons le pari de sa survie, qui est le pari de la civilisation.
Pour que ce pari soit tenu, les écrivains de talent et les éditeurs tenaces ne suffisent pas. Il faut des lecteurs « engagés ».
Un livre coûte, à peu près, le prix d’un DVD de cinéma. Ou la moitié d’un menu de qualité au restaurant. Ou le quart d’un billet pour les Stones. Ou bien encore, le dixième d’une console de jeu. Il est increvable, mobile et ne consomme rien. Il est compact, léger et très facile à transporter.
Songez-y : le livre nous élève et il élève ceux à qui nous l’offrons. Il engage à la discussion dans un monde de sourds-muets.
Ne vous plaignez donc pas du « vide » des médias, de l’idiotie de la télé, de l’inculture des passants. Lisez ! Recommandez, diffusez des livres !
On n’a pas trouvé de meilleur antidote…
Présentation des éditions Xenia à l'Institut national genevois
08/05/06
Le Club de la Grammaire, en collaboration avec les
éditions Xenia, a le plaisir de vous convier à la
CONFERENCE-PRESENTATION DES EDITIONS XENIA
en présence de Slobodan Despot, directeur exécutif,
et de Eric Werner, qui présentera son dernier livre, La Maison de servitude. Réplique au Grand Inquisiteur.
Dans les salons de l’Institut national genevois, 2, Promenade du Pin (sous-sol).
JEUDI 11 MAI 2006, 19 H
> Plan d’accès
CONFERENCE-PRESENTATION DES EDITIONS XENIA
en présence de Slobodan Despot, directeur exécutif,
et de Eric Werner, qui présentera son dernier livre, La Maison de servitude. Réplique au Grand Inquisiteur.
Dans les salons de l’Institut national genevois, 2, Promenade du Pin (sous-sol).
JEUDI 11 MAI 2006, 19 H
> Plan d’accès
Syriana
27/03/06

Vu l'autre jour, à Montparnasse, le nouveau film de et avec George Clooney. En somme, dans une histoire éclatée, mais somptueusement soignée, il nous illustre la thèse d’Elsaesser: on y voit en effet le genre de régime que les Américains aiment à dorloter au Moyen-Orient, on y voit le cynisme insondable de l’establishment U.S. et sa complicité organique, indivisible, dans les razzias en cours, on y suit l’évolution psychologique d’un bon p'tit gars aussi fanatique que vous et moi — au départ — et qui finira bombe humaine...
Ce que nous clamons dans des livres quasi-underground et des revues marginales, le cinéma américain le publie à coups de millions... sans évidemment rien changer au fond de l’affaire. Au fond, le système s’en fiche. Il sait que les populations qui profitent de ses rapines pourront s’indigner, mais jamais traduire leur indignation en actes.
Tout de même: à plusieurs endroits du film, on fait dire aux personnages que l’empire anglosaxon est aux abois. On le dépeint fébrile. On entend même cette phrase incroyable : “laisserons-nous les Russes et les Chinois s’enrichir à nos dépens?”
Pouvait-on imaginer une telle interrogation il y a 12 ans, au temps de Eltsine?
